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  • : Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
  • Elan Sud, maison d'édition en littérature générale
  • : Maison d'édition Elan Sud, littérature générale, à Orange (84). Ses auteurs et leurs romans. Parutions, articles, interviews, commentaires. Actualité des salons du livre, rencontres avec le public. Site d'échange littéraire. Organisation du concours de manuscrits : Prix première chance à l'écriture
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Agenda des salons, des parutions.
Rencontre avec les auteurs : C'est ici

Bonjour à tous,

J'ai ouvert ce blog pour vous permettre de réagir aux lectures de nos ouvrages. Les auteurs vous répondront avec plaisir en fonction de leur emploi du temps, laissez-leur un commentaire.

Un calendrier pour retrouver les auteurs, un Blog pour prolonger une conversation…

Un Prix Littéraire pour donner "Une Première Chance à l'Écriture" (un contrat d'édition à la clé)
Pour rester informé des dates de Rencontres & Dédicaces, des parutions, des nouveaux articles, inscrivez-vous à la liste de diffusion.
Ce site est à consommer sans modération. A vous de jouer.
Corinne, responsable d'édition
Pensez à vous inscrire à la lettre d'information
 
  juin 2016:  le 9e Salon de l'édition indépendante se déroulera à Orange (84).
  le site L'Antre des Livres - renseignements : [email protected]
12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 15:55

Lundi 11 mai, 17h, salle polyvalente du Lycée de l'Arc d'Orange.

Les principaux acteurs du Prix 1ère Chance à l'Ecriture sont là: M. Jacques SALOME, qu'on ne présente plus, Président d'honneur du Prix cette année, Mme Corinne Lin-Niederhoffer, éditrice à Elan Sud et Présidente de l'association ELU, initiatrice du projet, et Mlle Elise BLOT, lauréate 2009. Sont également présents M.COSMA, proviseur du lycée et son adjointe Mme DUGOUCHET, M. ENJOLRAS, pour MIX, la Radio étudiante, Mme Corinne Renoud-Lias de la librairie "Feuilles des Vignes" de Sainte Cécile les Vignes, Mme Nicole TRINCAL de la bibliothèque de Sainte Cécile les Vignes, ainsi que des journalistes du Dauphiné, de La Provence et de La Marseillaise, quelques membres du corps enseignant, des lycéens, des membres de l'association ELU ayant fait partie du jury adulte lors de la sélection, et les parents et amis de la lauréate.

L'événement: la signature d'un contrat d'édition entre Elan Sud et la lauréate 2009.

Corinne Lin- Niederhoffer, qui, par l'intermédiaire de ce projet, donne sa chance à un auteur "en herbe" précise: j'aurais peut-être, dans d'autres circonstances, laissé passer ce texte, soucieuse d'établir, dans ma ligne éditoriale, une certaine logique, avant d'évoquer la richesse et le potentiel d'écriture d'Elise BLOT.


Un parrain idéal
Sur ce point, M. Jacques SALOME, s'accorde à faire ressortir la « dynamique des mots employés et l'originalité » de l'écriture de la jeune auteure. Il évoque cet intérêt d'écrire pour soi avant tout, mais également pour les autres: un livre a toujours deux auteurs: celui qui l'écrit et celui qui le lit, donc, selon le nombre de lecteurs, des milliers d'auteurs.

Fidèle à son désir permanent de transmettre des paroles d'amour et de partage, Jacques SALOME offre entre autres à Elise BLOT et à Corinne Lin-Niederhoffer une lithographie d'un dessin de COSEY: L'enfant au Bouddha, accompagné d'un de ses textes; « Et maintenant à l'avenir soyez votre propre lumière, votre propre maison. Soyez le vivant de la vie, ne cherchez pas d'autres richesses que celles de l'amour à donner, à recevoir ».

Une auteure sensible

Elise BLOT, dont l'émotion est palpable, lit à l'assemblée un « slam » extrait de son manuscrit, avant de présenter brièvement son parcours en tant qu'éducatrice spécialisée et art-thérapeute. L'auteure met en évidence l'importance de l'utilisation et du maniement de l'art, et notamment de l'écriture, dans le développement de soi. Elle nous fait part de l'intérêt du « cheminement commun » qu'elle a pu percevoir lors des différentes étapes de sélection de son manuscrit, et de la richesse des échanges auxquels elle a pu participer, notamment avec les lycéens. Ceux-ci parlent d'un réel « enrichissement », de « plaisir », d'« une approche différente des textes » et font part d'une réelle satisfaction à sentir que l'avenir d'un auteur est peut-être entre leurs mains, leurs choix.

Elise rejoint officiellement Elan Sud
Il est 17h40 lorsque la signature du contrat d'édition entre Elise BLOT et Elan Sud a lieu.
Les flashes et les applaudissements traduisent la satisfaction de l'assemblée de voir se concrétiser la première grande étape du Prix. La deuxième, non moins importante, consistera en un travail entre l'auteur et le comité de correction d'Elan Sud jusqu'à aboutissement du texte.


A 18h, M. Cosma invite l'assemblée à se rapprocher du buffet généreusement dressé, afin que des conversations se nouent au fil des rencontres entre les différents acteurs.

Au cours de la soirée, une interview croisée entre Jacques SALOME, Elise BLOT et Alain ENJOLRAS a été réalisée, et sera diffusée prochainement sur les ondes de MIX, la radio étudiante (date fournies ultérieurement).

 

Un grand merci à tous les participants et à Jacques Salomé pour sa gentillesse et sa disponiblité.

 


Chers amis, soyez patients! En lisant Mona d'Elise BLOT est prévu pour cet automne, alors qu'on se le dise!

 

Nadège BOIS

 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 13:37
Vendredi 10 avril, nouvelle étape du Prix Première Chance à l'Écriture : la rencontre de la lauréate 2009 avec une classe de seconde du lycée de l'Arc à Orange.
Élise Blot a fait le déplacement depuis Marseille — selon l'engagement des postulants au Prix —, pour partager avec les élèves les remarques sur son manuscrit, évoquer son engagement envers l'écriture, son parcours, les raisons de sa participation au Prix.
La chaîne du livre est représentée par Elise Blot, auteure en devenir, Dominique Lin, deux romans édités, Corinne Lin-Niederhoffer, éditrice, Émilienne Berry, professeur de lettres classiques, mais aussi correctrice bénévole du Prix, sans oublier les élèves, lecteurs, mais aussi, pour certains, futurs auteurs.
Sur l'estrade, de gauche à droite : Émilienne Berry, professeur, Élise Blot, lauréate 2009 et Corinne Lin-Niederhoffer, éditrice,
devant une classe investie dans le sujet du jour
Au premier plan : le manuscrit d'Élise Blot : C'est en lisant Mona (titre provisoire)


Le programme de seconde comporte un chapitre réservé à l'édition, au livre et à l'écriture, nous sommes au cœur du sujet.

Une auteure vite adoptée

Regard franc, sourire généreux, voix claire et propos simples, Élise a su captiver son public. On ne peut pas tricher avec des élèves, le courant passe ou pas, les premières secondes sont primordiales, Élise a passé le test : elle est tout de suite adoptée.

Le manuscrit d'Élise était en lice à côté de deux autres : "L'âge d'or" et "La fille du vent". De l'avis général, ce qui a généré son élection, c'est son style enlevé, son ouverture d'esprit, la musique et le rythme de ses mots, l'originalité de l'approche des situations et des personnages, voire l'autodérision. Élise Blot ne se prend pas au sérieux, ce qui ne l'empêche pas de s'engager entièrement dans son rôle d'auteure.

Les élèves ont été surpris de voir cette jeune femme qu'ils attendaient "rousse", "marginale", "grosse", "sale", "jeune" (20 ans pour un élève de 14 ans…), le portrait du personnage principal du roman qui aurait "subi des échecs". Il n'en est rien, tout le contraire, sauf pour sa jeunesse, elle n'a que trente ans.
"Je me suis lavée ce matin avant de partir" leur a-t-elle dit, accompagnant ses propos de son sourire espiègle, avant de se dévoiler :

"Je suis passionnée par la pratique d’activités artistiques et par le lien social : j’ai la double formation  d’éducatrice spécialisée et d’art thérapeute.
Au niveau personnel, je m’engage associativement depuis l'adiolescence dans des mouvements de jeunesse (scoutisme laïque, chantiers internationaux) et dans des collectifs artistiques (théâtre de l’enjeu, Lanterne rouge). Pratiquant le théâtre, j’utilise et m’intéresse à d’autres médias (tels les arts plastiques et surtout l’écriture) pour m’exprimer et partager.
Je découvre les ateliers d’écritures en 2005 avec le forum femmes méditerranée à Marseille. Stimulée par la qualité d’écoute, d’humanisme, par le niveau littéraire, d’expression du groupe, je m’adonne depuis à l’écriture de nouvelles. j’écris et remporte en 2008 le prix international du témoignage pour un concours sur le thème du masque organisé par le F.F.M.
L’association me propose par la suite d’écrire une courte histoire sur le thème du dialogue inter culturel: Il s'agit d'un  projet particulier surnommé: une mer de mots, (www.iemed.org) proposé à des jeunes de moins de 30 ans de 30 pays du pourtour méditerranéen. En juillet de cette année, j’ai le plaisir de voyager via Iemed en Espagne et de remporter le premier prix de ce concours. Je rencontre et découvre alors  des textes et des participants (libanais, marocains, portugais, syriens etc.…) riches de leurs parcours et de leur histoire.
Revenue de ce voyage thématique, j'écris encore... L'annonce d'un prix de première chance à l’écriture organisé par Elan sud, me stimule l'été dernier: je produis alors « C’est en lisant Mona »,  sélectionné aujourd'hui.
Je suis désormais disposée pour cheminer jusqu'à l'obtention du texte à éditer.
"

Une séance féconde
A la pause, dans le couloir, les commentaires des élèves sont révélateurs, allant tous dans le sens de l'adhésion à cette rencontre, la sympathie dégagée par la lauréate, l'intérêt de cette séance de travail quelque peu hors des sentiers batus.
Puis le travail a continué, sur les critères suceptibles d'éveiller l'intérêt pour un livre : le visuel de la couverture, le titre, le texte de la 4e de couverture puis, si ces éléments sont convaincants, les citations en exergue et "l'inkipit", les premières lignes du roman.
Corinne a engagé un maximum d'élèves à intervenir dans la discussion, leur faisant dépasser timidité et peur de mal dire, Élise s'est nourrie de ces remarques directes, sans fard. Mme Berry a assuré l'aspect pédagogique de cette rencontre, offrant à ses élèves une vision concrète d'un enseignement pouvant parfois leur paraître théorique.
La sonnerie a résonné dans la salle, trois heures venaient de s'écouler, trop court, oui trop court face à ce qu'il restait à dire, à partager, à découvrir.
Cette matinée fait partie des meilleurs moments du Prix Première Chance à l'écriture où chacun, adulte ou enfant, s'enrichit des échanges, des différences de point de vue, où chacun provoque une réflexion à l'autre s'il s'en donne la possibilité.

La suite…
Élise est repartie pour Marseille. Rendez-vous est pris pour le 11 mai où elle signera son contrat d'édition avec Elan Sud, où Jacques Salomé, parrain 2009, viendra la féliciter et partager un moment avec les acteurs du Prix.
Nous sommes dans la dernière phase du Prix : l'enrichissement du texte pour atteindre le niveau d'un roman éditable.
Automne 2009, parution, mise à disposition du public, lancement de la campagne de promotion, et début de la nouvelle aventure 2010 : TERRE


Pour visionner l'album photos lié au Prix, cliquer ici
Photos © Dominique LIN

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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 06:48
Le Prix Première Chance à l'Écriture entre dans sa troisième année et les postulants sont de plus en plus nombreux, avec la même question : quel sera le prochain sujet ?

Le thème 2010 du Prix Première Chance à l'Ecriture est :

TERRE

Vaste sujet, qui, j'en suis persuadée, résonnera dans les esprits en mille notes d'écriture. Du microcosme au macrocosme de l'imaginaire, nul doute que les manuscrits en lice révèleront une fois de plus la force d'esprit qui anime les talents littéraires de notre région.


Petits rappels :
Il s'agit d'un roman, pas d'une nouvelle
Date limite de réception : 30 août 2009
Les participants sont des auteurs qui n'ont pas encore signé de contrat avec une maison d'édition.
Ils résident en PACA ou justifient une appartenance forte à la région (familiale, professionnelle, historique, humaine)

Le manuscrit :
- 3 exemplaires
- entre 60 et 100 pages
- feuilles A4 reliées, numérotées
- écriture en times corps 12 ou 13 avec marges de chaque côté

Quelques règles :
- les manuscrits non relus, envahis de fautes seront rejetés sans appel
- ils devront être accompagnés de la feuille d'inscription remplie et de l'engagement à la charte du concours signé.

Les documents officiels du concours seront prochainement en ligne, revenez dans quelques temps
Pour être informé, inscrivez-vous à la liste de difusion (newsletter, colonne de droite).

En attendant, à vos plumes!



Pour connaître l'historique du Prix, cliquer ici
contact email  : e-l-u (@) orange.fr  - enlevez les espaces et les ( )

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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 19:01
Vendredi 27 mars 2009, salle polyvalente du lycée de l'arc à Orange, 13h55. La salle est pleine, des élèves arrivent encore par le couloir, des personnes extérieures entrent par la porte principale, les organiseurs découvrent une crainte inversée à celle auxquels ils ont fait face jusqu'à maintenant : va-t-on être obligé de refuser du monde?
Le premier pari est gagné.


14h, Alain Enjolras de MIX, la radio étudiante, rappelle que cette conférence est organisée conjointement par Expressions Littéraires Universelles, le lycée de l'arc et la radio qu'il représente. Le sourire aux lèvres, il peut introduire le conférencier, Jacques Salomé, d'une manière sommaire : 74 ans, infirme de la communication…

Jacques Salomé a pris la parole et continué sa présentation. Mauvais élève toujours près du poële, il est né à 35 ans, bousculé par ses cinq enfants. Sans s'attarder, il est vite entré dans le vif du sujet : Je vais défendre une utopie, celle de de voir un jour la communication enseignée dans les écoles, dans les collèges et les lycées. Partout dans le monde, on enseigne toutes les matières sauf la communication.
Les problèmes de société ne sont que des conséquences et il ne faut pas confondre cause amplifiante et raisons profondes. Paradoxe de notre culture, on s'exprime plus et on communique moins!
Il est possible d'apprendre quelques règles d'hygiène relationnelle — on enseigne bien l'hygiène buccale, …
Si l'homme veut survivre ces deux cents prochaines années, il va falloir qu'il développe son imaginaire, sa créativité.

La violence est un langage
Le silence des mots révèle la violence des maux. Hors, si je suis violent, il ne faut pas confondre ma violence avec qui je suis, avec moi. Je ne dois pas confondre mon enfant, l'autre, avec son comportement, ses échecs, ses propos : ils sont au delà de qui est la personne.
Le mauvais carnet de notes, la retenue en classe, l'erreur commise ne sont pas l'élève, ils ne sont que son comportement, pas l'enfant qui se cache derrière l'élève.
Lorsqu'il y a une demande de l'enfant que son père refuse, le père ne rejette pas son enfant, il n'oppose qu'un refus à la demande. On a le droit d'être déçu d'une attente non aboutie, cela passe si tout n'est pas mélangé. Lorsque le père oppose son refus, il doit être clair et bien séparer la demande de l'enfant.
Salomé travaille avec des visuels simples. Il fait venir près de lui des personnes du public. La première représente l'enfant, la deuxième le père, la troisième la demande. Il cache l'enfant derrière la demande, ce qui identifie les deux. L'enfant croit que le père s'oppose à lui, le rejette. Alors, Salomé fait faire un pas de côté à la demande et fait s'adresser le père à la demande et non à l'enfant. Communiquer.
Même chose pour un enseignant face à un mauvais travail d'élève. La mauvaise note est pour le devoir, pas pour l'élève.

La relation de couple
Dans un couple, il y a une relation à deux. Trois éléments entrent donc en jeux : les deux personnes + la relation. Lorsqu'un message positif est émis, il faut savoir le recevoir.
contre-exemple :
Chérie tu as acheté un beau corsage, il te met en valeur > je ne l'ai pas payé cher, il était en solde…
Chaque fois qu'on sait recevoir, accueillir, cela agrandit la vivance, la confiance en soi, l'estime de soi, l'amour de soi, le plaisir d'être.
Chaque fois qu'on reçoit un message toxique, cela blesse la vivance de la vie, cela ronge l'énergie, fait perdre en confiance, en estime, en amour de soi et en plaisir d'être.
Une relation est comme une corde, elle a deux bouts
Salomé fait venir deux personnes près de lui et les relie par un ruban de tissu.
Je suis responsable de ce que j'envoie, je suis responsable de comment je le reçois. Et si on apprenait à ne pas garder les messages toxiques! Quand on les reçoit, il faut les rendre à celui qui les a émis. Pour cela, il faut symboliser le message toxique.
Salomé prend une imitation de crotte de chien en plastique. Celui qui l'a reçu le restitue à l'autre, ce sont ses propos, ses actes. En agissant ainsi, cela ferait de nos relations un monde meilleur, avec moins de violence. Les couples se séparent parce qu'ils ne savent pas faire vivre une relation. Celle-ci possède deux bouts où chacun se positionne. Une relation sans respect nuit gravement à la santé.

Un façon très visuelle d'illustrer ses propos… le public participe activement à la conférence

Les enfants
On n'apprend pas aux enfants à reconnaître leurs besoins relationnels. La deuxième origine de la violence c'est le manque de connaissance de ces besoins.
• Besoin de se dire
Dire, s'exprimer avec ses propres mots, au niveau des idées, des sentiments, des émotions du ressenti, du dire, du faire…
• Besoin d'être entendu (lié au précédent)
Être entendu dans le registre qui est le nôtre, dans lequel on s'exprime.
• Besoin d'être reconnu
pour ce qu'on est, ce qu'on réussit. Pas uniquement à travers les étiquettes, mais dans toutes ses dimensions.
• Besoin d'intimité
Un couple, ce sont deux vies, deux personnes
• Besoin d'être valorisé
Pas uniquement pour ce que je fais, mais pour qui je suis.
• Besoin d'influencer son environnement, de créer
"On" a transformé nos enfants en consommateurs, revalorisons nos actes. Entre construire sa planche à roulette et acheter le dernier vélo à la mode, il y a une différence.
• Besoin de rêver
Transmettre son savoir être, créer, rêver

Profs, parents, patrons : sans vraie relation, pas de transmission de savoir.
Lorsqu'on émet un message, il faut s'assurer de sa réception. Une communication de "consommation" n'est pas une communication relationnelle

Désirs et besoins
Nous sommes habités par les désirs et les besoins. Les désirs sont un puits sans fond, paradoxe chez les enfants car ils ont déjà tout ! L'habileté des enfants est de faire passer des désirs pour des besoins. S'ils ont "besoin" de nouvelles chaussures, c'est que les autres devraient être usées. Mais au magasin, ils veulent des chaussures de marque. Si les parents peuvent mettre cinquante euros pour le besoin, c'est à l'enfant d'ajouter les autre cinquante euros pour le désir. Les parents ne sont pas là pour répondre sans cesse aux désirs, mais uniquement aux besoins. Ils peuvent répondre aux désir à des moments spéciaux, des dates ponctuelles (Noël, anniversaire, examen, …) Les désirs coutent cher et ne supportent pas la réalité. Parfois la violence vient du refus des parents d'accepter les désirs de l'enfant.

Être adulte, c'est devenir responsable de ses désirs et de ses besoins.


QUESTIONS DU PUBLIC
• Comment retrouver la personnalité qui se cache derrière les actes? (question d'un enseignant)
On voit en premier l'apparence :
elle a fait, elle n'a pas fait. Elle a dit, elle n'a pas dit.
Séparer la personne du comportement. Ne pas se focaliser sur la "faute", ne pas la confondre avec la personne. Accéder au ressenti. Ne pas se focaliser sur là où se montre, s'extériorise le problème, mais là où il se vit chez l'autre.

Le père rentre du travail, sa fille a douze ans, elle est faite belle, préparée, maquillé, habillé pour sortir, aller à une "surboum", une "teuf", elle avait mis une mini jupe. Au lieu de voir la beauté de sa fille, le père ne voit que la jupe courte :
"Tu ne vas pas sortir comme ça, tu ressembles à une putain!"
L'insulte profonde marque l'enfant et cela peut lui rester des années. Non, elle n'est pas une putain.
Une fois la séparation faite avec le comportement, c'est à la personne d'être responsable de ses actes ou de ses paroles.

• Je passe mon temps à gérer les conflits entre les enfants, je voudrais qu'ils aient une meilleure relation entre eux
J'ai cinq enfants en complète rivalité, conflits. J'ai passé douze ans à faire le flic. Croyant apaiser les rivalités, je me suis attachée à dire : je vous aime pareil.
C'était une erreur. Cela a duré jusqu'à ce qu'un de es enfants me dise : j'ai besoin d'être aimé pour moi.
Lorsque j'ai compris et appliqué cela, les rivalités se sont dégonflées.

Mon rêve est qu'un jour, les jeunes et les vieux, les enfants et les adultes descendent dans la rue pour manifester afin qu'on enseigne la communication à l'école!

• Lorsqu'on peut communiquer et s'expliquer avec les enfants, cela va, mais, avant qu'ils ne parlent?
Les petits enfants ne s'expriment pas avec des mots, mais avec des maux. Ils sont capables de montrer avec leurs maux, les maux des parents
Un enfant aura de l'asthme en voyant sa mère étouffée par son père, avoir une scoliose si elle doit supporter le poids de sentiments trop forts, trop pesants de a part (d'un) de ses parents…
Le malentendu pour les parents, c'est la différence entre le message émis et le message reçu. Les comportements sont des langages avec lesquels nous tentons de dire l'indicible, l'impensable.

Une peur cache un désir. Vivons, agissons avec nos désirs et non avec nos peurs.

Le temps a filé sans que le public ne relâche son attention. Tout le long de sa conférence, Jacques Salomé s'est amusé à illustrer ses démonstrations avec des personnes issues du public qui, selon les cas, devenaient père, mère, enfant, frère, sœur, problème, question, réponse, faute, conflit. Il n'est pas de ces conférenciers à rester statique derrière un micro à lire un texte répété mille fois. Des petits panneaux venaient aussi fixer certains mots dans notre mémoire.
Ensuite, Jacques Salomé s'est fait un plaisir de dédicacer quelques livres, réservant un instant pour chaque lecteur.
Dans la salle, on a pu entendre quelques réflexions telles que : ah, si mes parents avaient pu être là, … Je ne voyais pas mes élèves ainsi, … En rentrant, je choisirai un objet qui symbolisera les poisons que mon mari m'envoie, et je lui rendrai…

Un grand merci à Jacques Salomé qui, il faut le souligner est venu gracieusement.
Les organisateurs, Expressions Littéraires Universelles, MIX et le lycée de l'arc tienne
nt à le remercier. Le rendez-vous est pris pour le 11 mai au lycée pour la rencontre avec Elise Blot, lauréate du Prix première chance à l'écriture 2009 dont il est le parrain. Jacques Salomé assistera à la signature du contrat d'édition entre Elise Blot et Elan Sud.


Cet article ne pourra retranscrire complètement deux heures de conférence. Il ne remplacera jamais le fait d'y assister. Je n'ai fait qu'évoquer les grandes lignes. Si certaines personnes présentes souhaitent ajouter quelques mots, ils sont les bienvenus.

Pour garder le contact avec Jacques Salomé, rendez-vous sur son site Internet

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 13:46
La sélection des manuscrits du Prix Première Chance à l'Écriture se fait d'une manière anonyme. Les jurés, élèves et adultes, ne savent rien sur les auteurs avant le vote final.
Découvrons qui se dévoile cette année : Élise BLOT

Âgée de 30 ans, je suis passionnée par la pratique d’activités artistiques et par le lien social : Au niveau professionnel, j’ai la double formation  d’éducatrice spécialisée et d’art thérapeute.

Au niveau personnel, je m’engage associativement depuis l'adiolescence dans des mouvements de jeunesse (scoutisme laïque, chantiers internationaux) et dans des collectifs artistiques (théâtre de l’enjeu, Lanterne rouge). Pratiquant le théâtre, j’utilise et m’intéresse à d’autres médias (tels les arts plastiques et surtout l’écriture) pour m’exprimer et partager.

Je découvre les ateliers d’écritures en 2005 avec le forum femmes méditerranée à Marseille. Stimulée par la qualité d’écoute, d’humanisme, par le niveau littéraire, d’expression du groupe, je m’adonne depuis à l’écriture de nouvelles. j’écris et remporte en 2008 le prix international du témoignage pour un concours sur le thème du masque organisé par le F.F.M.

L’association me propose par la suite d’écrire une courte histoire sur le thème du dialogue inter culturel: Il s'agit d'un  projet particulier surnommé: une mer de mots, (www.iemed.org) proposé à des jeunes de moins de 30 ans de 30 pays du pourtour méditerranéen. En juillet de cette année, j’ai le plaisir de voyager via Iemed en Espagne et de remporter le premier prix de ce concours. Je rencontre et découvre alors  des textes et des participants (libanais, marocains, portugais, syriens etc.…) riches de leurs parcours et de leur histoire.

Revenue de ce voyage thématique, j'écris encore...L'annonce d'un prix de première chance à l’écriture organisé par ELU et Elan sud, me stimule l'été dernier: Je produis alors "C’est en lisant Mona",  sélectionné aujourd'hui.
 
Je suis désormais  à votre disposition pour cheminer jusqu'à l'obtention du texte à éditer.


Le cycle du Prix continue. Élise rencontrera le jury pour connaître les améliorations à apporter à son texte (le 10 avril). Une séance très riche en perspective lorsqu'on sait qui est l'auteure et son regard sur l'écriture.
Élise signera son contrat d'édition avec Elan Sud le 11 mai au lycée de l'arc en présence de Jacques Salomé. S'en suivront quelques mois de travail pour se retrouver en automne pour la parution de son roman au titre (provisoire) "C'est en lisant Mona".

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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 13:13




Si on s’apprenait mutuellement à mettre en commun — c’est cela le sens profond du mot communiquer —, il y aurait moins de malentendus, moins de souffrances et de violences dans les relations avec les enfants et les adolescents ou entre adultes.
Si on apprenait ensemble quelques règles d’hygiène relationnelle autour du : demander, donner, recevoir ou refuser, qui sont les ancrages de base de toute relation vivante, il y aurait plus d’échanges et de partages en réciprocité entre les adultes et les enfants.

Si on apprenait que les mots sont nécessaires, indispensables mais non suffisants pour se relier à autrui dans le respect de soi et de l’autre, et qu’il faut des outils favorisants, tels la visualisation et la symbolisation, nous pourrions alors proposer des relations plus vivantes et plus dynamiques aux enfants et aux adolescents..

Si on apprenait qu’il est possible de se dire (en parlant de soi), d’écouter (en se centrant sur la personne et non sur le problème), de confirmer l’autre (pour lui donner plus d’existence), de s’ouvrir à la confrontation plutôt qu’à l’affrontement (pour créer le partage et l’échange), alors il y aurait moins de violences et de souffrances entre les humains.
C’est l’utopie et le combat de Jacques Salomé, que de proposer inlassablement dans ses livres, ses articles ou dans ses conférences, une autre façon de communiquer pour échanger, partager et s’agrandir mutuellement.

Au cours de sa conférence, il nous proposera des moyens concrets, directement utilisables au quotidien de la vie scolaire et familiale, pour dynamiser autrement les relations enseignants –enseignés, parents-enfants, enseignants-parents, adultes et adultes .

Pour permettre à chacun de mieux se respecter et apprendre à "nourrir " de façon dynamique les relations qui sont au cœur du monde de l’école.

Pour développer des relations non violentes et surtout porteuses d’espérance, si nous acceptons d’entendre que la communication est le seul antidote non violent à la violence.

Vendredi 27 mars 2009 – 14 h  Orange 84
 Dans le cadre du prix 1ère chance à l’écriture
Conférence Jacques SALOMÉ, parrain du prix 2009
“Et si nous nous apprenions mutuellement à communiquer”
Ouverte à tous – venez nombreux - entrée libre
 Salle polyvalente Lycée de l’ARC - Rue des étudiants - 84100 Orange
(voir plan Google map)


En attendant cette rencontre, nous vous invitons à écouter l'entretien que Jacques SALOMÉ a accordé à MIX, la radio étudiante :


Ecoutez ! : Interview Jacques Salomé


Si le lecteur ne fonctionne pas, cliquez ici

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20 février 2009 5 20 /02 /février /2009 17:12
Ce vendredi 20 février 2009, au lycée de l'Arc d'Orange, le programme de la séance de travail était chargé :

- Le 3e manuscrit présélectionné "C'est en lisant Mona" était passé au crible par la vingtaine de personnes présentes. Une douzaine de lycéens, toujours plus précis dans leur approche du texte, ont participé au débat, encadrés par professeurs, professionnels du livre et lecteurs assidus.
La vivacité du texte, la cohérence, les personnages, le style… tout a été abordé
Plus d'une heure d'échanges fructueux pour dégager l'impression du jury.

- S'en est suivi un rappel des deux premiers manuscrits analysés avec pour objectif : l'élection du lauréat 2009.
Difficile de garder son jugement intact à l'écoute des arguments de chacun, c'est la richesse d'un tel travail, croisant les regards et les attentes aussi personnels que peuvent l'être ceux d'un groupe âgé de 15 à 75 ans…

- Ce fut l'heure du vote sous l'œil attentif de 2 acesseurs, un élève et un adulte…
20 votes exprimés pour une majorité de 11 voix pour le gagnant :

Le lauréat 2009 du Prix Première Chance à l'Écriture est :
ELISE BLOT pour "C'est en lisant Mona"

Bravo à la gagnante!

"C'est en lisant Mona" de Elise BLOT résidant à Marseille (13).
"Mona est une "boule rousse, russe et rusée". À Marseille, elle étudie, perdue. Elle échoue à la Fac et s'amarre aux bistrots. Quand elle cale vraiment, Mona ouvre son regard. Elle va gagner le Maroc, son roc, son escale à venir. De petits riens en grandes rencontres, Mona s'ouvre en voyage. Elle invite le lecteur à la lire un instant pour observer sa vie."

De l'avis général, ce manuscrit s'est imposé par l'originalité de son écriture très rythmée, très "slamée". Sa forte personnalité n'a laissé personne indifférent, dans un sens positif ou négatif. Tous ont reconnu que la base du texte proposé renfermait un terreau assez riche pour être tranformé en roman de qualité. C'est là que nous attendons l'auteur pour concrétiser cet espoir.


2e : "L'âge d'or" de Sylvie VION-DUPUY
3e : "La fille du vent" de Pascal SCHMITT


Programme des séances de travail à venir :
- Mardi 10 mars à 14h : réunion du jury pour approfondir le travail à réaliser sur le manuscrit. Si le fonds appartient à l'auteur, beaucoup de points seront à améliorer. Sera aussi décidé le thème de l'année 2010 sur lequel pourront plancher les auteurs en quête d'éditeur.
- Mardi 14 avril à 17h : réunion avec l'auteur pour échanger les remarques et pistes à suivre.
- Lundi 11 mai à 17h : remise officielle du Prix, signature du contrat d'édition avec Elan Sud.

A partir de cette date, l'auteur et la maison d'édition travailleront ensemble pour finaliser ce manuscrit, jusqu'à son édition, sûrement à l'automne. L'éditrice sera aussi exigente avec Elise qu'avec tous les auteurs édités chez Elan Sud. Ce Prix est un réel tremplin, à Elise de savoir en profiter.

De l'avis général, les manuscrits en lice cette année étaient d'une meilleure facture que l'année dernière.

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20 janvier 2009 2 20 /01 /janvier /2009 19:12
A nouveau, les jurés du Prix Première Chance à l'Écriture (élèves du lycée de l'Arc d'Orange, professionnels du livre et enseignants) se sont réunis pour  croiser leurs regards sur "La fille du vent", 2e manuscrit en lice.


Exercice oral pédagogique pour les élèves.
S'ils avaient analysé le premier manuscrit avec générosité, cette fois-ci, ils sont intervenus avec plus de tranchant, moins enthousiates mais plus lucides!
Ne pas se laisser "embarquer" par l'histoire mais garder l'œil sur le fonds, le rapport avec le thème, la cohérence des personnages, l'équilibre, le style, la syntaxe, et cette malheureuse orthographe si souvent maltraitée!

L'avis des pros
Corinne de "Feuilles des Vignes", libraire à Ste Cécile nous a rappelé la fonction du libraire : "quel que soit son gout personnel, elle doit mettre en avant les textes de qualité, ne pas tromper le lecteur qui vient pour un conseil. Proposer un livre, c'est offrir une relation intime avec un auteur, son texte, son imaginaire, ce n'est pas vendre une boîte de conserve…"
Corinne, une autre…, directrice d'Elan Sud a aussi rappelé le travail de l'éditeur dans le choix des manuscrits : "l'auteur sera-t-il en mesure d'amener son texte jusqu'à la qualité indispensable pour le qualifier de roman, d'œuvre aboutie? Car, ne l'oublions pas, le gagnant du Prix signera un contrat d'édition avec Elan Sud et le roman se verra proposé sur les tables des libraires, dans les salons littéraires,…"
Jacques Salomé qui ne pouvait assister aux échanges a transmis ses impressions sur le manuscrit, texte lu lors de la séance.

Après presque deux heures d'échanges, rendez-vous a été pris pour le 20 février à 14h pour analyser le 3e manuscrit "c'est en lisant Mona" et … élire le meilleur des trois.

Une conférence à suivre :
Jacques Salomé, parrain 2009, donnera une conférence au lycée de l'Arc le vendredi 27 mars 2009 à 14h sur le thème : "et si on s'apprenait mutuellement à communiquer".
J'invite chacun à bloquer cette date sur son agenda, élèves, parents, enfants, professeurs, … cette conférence est ouverte à toutes et à tous. Entrée libre

Le Prix Première Chance à l'Écriture et la conférence sont organisés par Expressions Littéraires Universelles (ELU) en collaboration avec le lycée de l'ARC

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19 décembre 2008 5 19 /12 /décembre /2008 18:31
Grâce à la diversité des jurés impliqués (de 15 à 72 ans) nous avons pu croiser les regards sur le manuscrit "L'âge d'or".
Le fonds, le rapport avec le thème, la cohérence des personnages, l'équilibre, le style, tout y est passé, exercice oral confrontant pour certains élèves peu habitués au genre.
Si l'histoire a été reconnue par tous comme riche en relation intergénérationnelle, le regard des jeunes sur leurs aînés, la qualité d'écriture et l'équilibre du roman ont été disséqués dans le double objectif pédagogique et éditorial.
Travail utile pour la sélection du futur lauréat, mais aussi l'occasion pour les élèves de mieux comprendre ce qu'écrire signifie.
"Il est toujours bon de se relire", "A-t-on exprimé ce que l'on voulait?", "le texte n'est-il pas parasité par des idées superflues, des éléments redondants, …?"
Une fois de plus, les remarques pertinentes des élèves nous montrent à quel points ils sont impliqués dans leur mission et qu'il serait vraiment dommage de passer à côté de cette perspective. Le livre a encore de beaux jours devant lui…

Les prochaines sessions de travail sur les deux autres manuscrits retenus se dérouleront les 19 janvier 2009 à 17h et 20 février à 14h.

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Jacques Salomé, parrain 2009, donnera une conférence au lycée de l'Arc le vendredi 27 mars 2009 à 14h sur le thème : "et si on s'apprenait mutuellement à communiquer".
J'invite chacun à bloquer cette date sur son agenda, élèves, parents, enfants, professeurs, … cette conférence est ouverte à toutes et à tous. Entrée libre


Merci
aux élèves
Amandine, Jean-Baptiste, Julie, Julien et Loïc (de seconde et première) et à Cécile, Emma et Mélodie, absentes excusées, mais qui nous ont transmis leur analyse par écrit.

aux enseignants
Christiane GRAS, professeure de lettres classiques – Émilienne BERRY, professeure de lettres classiques — Josiane GOHN, CPE

à Nicole TRINCAL, bibliothécaire

aux membres d'ELU
Corinne LIN-NIEDERHOFFER, Présidente, éditrice (Elan Sud) - Esther MELLO, vice-présidente, lectrice - Roger LEBRE, secrétaire, lecteur - Dominique LIN, trésorier, auteur

3 photos du haut : © Laure NÉRON - panoramique : Dominique LIN

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28 novembre 2008 5 28 /11 /novembre /2008 11:32
Jeudi 27 novembre, 17H, au Lycée de l'Arc, les intervenants du Prix Première Chance à l'écriture étaient réunis pour la sortie officielle du roman d'Alicia Fertig, Voix pour moi. Lycéens, professeurs, personnel d'encadrement, membres d'ELU, représentants des collectivités territoriales, journalistes... tout le monde était là pour féliciter Alicia.

Dans une ambiance détendue, quelques participants ont "pris la pose"


M. COSMA, Proviseur, a évoqué la qualité du travail effectué et l'intérêt d'une telle action au sein du lycée.
Corinne a félicité les élèves pour leur qualité de travail et de discernement dans l'étude des manuscrits et souligné l'intérêt pour eux de vivre le processus complet de la création d'un livre, depuis le manuscrit jusqu'à sa présentation ce soir.
Elle a rappelé le thème du Prix 2009, "Le bonheur, ces petits riens…", dont le premier manuscrit retenu est actuellement entre les mains des élèves.
Jacques SALOMÉ, parrain du Prix, qui n'avait pu se libérer — invité d'honneur au salon du livre de Montréal, Québec—  avait envoyé un texte écrit spécialement pour l'occasion, à l'adresse des élèves, mais aussi, de tous les candidats à l'écriture. (voir ce texte plus bas).

Corinne a ensuite invité Alicia Fertig à partager son expérience du Prix, elle qui n'avait, au départ, pas eu du tout d'inspiration sur le thème 2008, "Couleurs et sons". Grand bien lui a pris de passer l'été 2007 à écrire "1200 mots par jour", comme elle se plait à le rappeler. "Je m'imposais d'écrire tous les jours, sinon, j'aurais eu le double de travail le lendemain". Cet engagement envers elle-même, elle l'a tenu, et la première récompense, c'était d'avoir réussi,  d'être allé au bout. Un défi pour elle qui n'écrivait jusqu'alors que des nouvelles ou s'essayait à la BD.
Aujourd'hui, Alicia étudie à l'IUT d'Aix-en-Provence, section métiers du livre. Elle se destine à devenir libraire, ou… pourquoi pas éditrice? "enfin, travailler dans une maison d'édition" a-t-elle précisé.
D'autres écrits sont en cours. Alicia sait que Corinne sera plus difficile car, si le lecteur excuse la fragilité d'un premeir roman, le deuxième doit  être plus abouti. C'est le virage pour l'auteur, à lui de ne pas le rater. L'exigence sera au rendez-vous.

Jean GATEL, mandaté par Claude HAUT, Président du Conseil Général absent excusé, a souligné la qualité du travail effectué par la maison d'édition Elan Sud, l'importance de l'écriture et de la lecture chez les jeunes, auxquelles s'attachele Conseil Général de Vaucluse, et surtout félicité les intervenants pour une telle initiative aux accents culturels et pédagogiques.

Une fois de plus, Esther MELLO a prêté sa voix pour lire quelques extraits du roman. Les deux lettres "phare" sur la description des sons et des couleurs sont bien le cœur du roman, sans oublier l'intrigue entre ces deux élève et Nest', homme de ménage un peu décalé.

Une soirée décontractée, une ambiance chaleureuse et légère qui s'est terminée autour d'un verre de l'amitié devant un buffet d'une qualité digne des plus grands traiteurs, pendant qu'Alicia dédicaçait son roman.
Un grand bravo au cuisinier du lycée! Nombre de participants ont regretté de n'avoir pas connu cela lors de leur période scolaire... De quoi avoir envie de retourner manger à la cantine!



Pour un art de l’écriture.

Il y a deux directions possibles à l’écriture
une écriture tournée vers soi, qui permet de passer du dedans au dehors. Tel un premier pas de l’imaginaire pour se hasarder dans la réalité, pour se confronter à un regard,  pour pointer le nez en vue d’une reconnaissance de l’extérieur….
une écriture tournée vers autrui, qui prolonge le passage du dedans au dehors, pour aller plus loin, jusqu’à l’horizon d’un lecteur.
Passer de l’impression intime d’un vécu éphémère, d’une sensation fugace, d’un ressenti présent jusqu’à une expression avec une mise en lettres qui fait l’économie d’une mise en mots.
Au delà de la mise en lettres, construire des phrases, structurer en chapitres et être, un jour, prolongé dans les pages d’un livre... quelle naissance, quelle mise au monde, quelle aventure !
Prenez un mot, prenez en deux, approchez les d’un troisième qui caressera suffisamment les deux premiers pour engendrer une phrase, pour générer un début d’idée, un embryon de récit. Ensoleillez l’ensemble dans une histoire et arrosez le tout avec un peu de sens, vous aurez le début d’un voyage, l’arrivée sur un continent nouveau, la plongée dans dix existences immortelles, de la naissance d’un héros, de ses passions, de l’agonie d’un perte ou de la renaissance.
Ecrire c’est coucher des mots sur un lit d’air. C’est renaître dans un espace où le souffle des idées rejoint le vent d’une phrase. Ecrire c’est labourer un désert de lettres, c’est boire l’eau des mirages de la pensée, c’est laisser une empreinte sur la dune d’une ligne. Ecrire vois-tu c’est reculer l’horizon du présent, ouvrir des parallèles dans la ligne du temps, c’est rejoindre une étoile dont la lumière va mettre encore plusieurs vies à nous atteindre. Ecrire c’est filer une mémoire laineuse et oublieuse, c’est tisser de la chair avec le sang de la vie.
Ecrire correspond parfois à un besoin, quelquefois à une exigence ou une nécessité, voire une urgence. Comme s’il fallait sortir de soi, lâcher, déposer quelque chose qui ne peut rester à l’intérieur ou qui doit être transmis.
Mon premier livre fut un roman, longtemps ruminé, machouillé, écrit, réécrit, lu à haute voix, relu, abandonné, repris. Je marchais sur des feuillets aimés, haïs, rejetés, jalousement recopiés, avant d’être donné en lecture à quelqu’un de fiable. Pas n’importe qui, ce fut une femme d’éditeur, qui corrigeait les manuscrits retenus par son mari. Je prenais un risque considérable, celui d’un diagnostic sans appel, mais j’avais une confiance infinie dans le jugement littéraire de cette personne ! Je le dis encore aujourd’hui avec beaucoup d’émotions, elle fut touchée, enthousiaste et c’est son regard, son accueil qui m’autorisa, dans le sens de me rendre auteur, à poursuivre….
Une écriture, avant d’apparaître au bout de votre stylo, vous habite, vous tenaille d’abord silencieusement.
Parfois elle se déchaîne et vous assaille dans les moments les plus inattendus. Elle vous transporte, vous dépose pour vous agrandir dans le rire des étoiles que sont les yeux d’un lecteur étonné de se sentir si proche, de se reconnaître dans votre écriture qu’il fait sienne, plus souvent qu’on ne l’imagine, se l’appropriant, en accueillant au plus intime de lui des mots, des accords et des harmonies de résonances
Un livre est un des moyens le plus confirmé de faire l’amour avec un inconnu, votre prochain, votre semblable,  en le faisant rêver et voyager bien au delà de vos propos, en le rejoignant dans son imaginaire.
Déposez les germes radieux de votre inspiration dans le nid d’une page. Il en restera toujours un enfant émerveillé de naître au temps des achèvements.
Croyez en vous dés le premier mot et laissez croître ainsi un peu plus d’avenir dans la suite d’une ligne, dans le prolongement d’une page, dans l’immensité accueillante d’un chapitre.

Jacques Salomé.

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